Château d'Orville
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Le four

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Construction (2002)



L’autre structure reconstituée en 2002 fut un four domestique. Le choix s'est porté sur cet équipement du fait de sa particularité à Orville liée à la nature du substrat géologique. Il s'agit ici d’une structure entièrement construite et non pas creusée comme c'est le cas sur les nombreux sites voisins (Villiers-le Sec, Mesnil-Aubry, Roissy) ou les fours sont entièrement excavés dans le limon.

Contrairement à la cabane, la restitution n'a pas été réalisée sur une structure existante mais a été reconstituée entièrement à partir du modèle de la structure 3087 fouillée en 1999, une trentaine de mètres plus à l'Ouest.

La première étape a consisté à aménager un léger creusement circulaire d'1,50 m destiné à accueillir le four et puis une légère fosse attenante. Une couronne de pierre a été réalisée ensuite. Au centre, un apport de limon a été appliqué sur un lit de tegulae.


Sole construite sur un lit de tegulae, couronne de pierre
Deux exemplaires de cette reconstitution ont été effectués afin de laisser visible l’un d’entre eux dans un état proche de celui découvert à la fouille, tandis que l'autre allait être entièrement reconstitué. Deux types de voûtes pouvait être proposés sans que l'on puisse choisir avec certitude : une voûte en clayonnage et torchis et une voûte en pierre enduite de limon. Cette dernière option a été retenue: l'absence de torchis parmi les restes de fours et l'abondance des blocs disponibles nous ont amené à monter en encorbellement la couronne de pierre en enduisant progressivement de limon la partie interne de la voûte. La partie externe de la voûte a également été enduite de limon.


Montage d'une voûte en encorbellement constituée de blocs calcaires
provenant du substrat local
Après plusieurs petits feux de séchage, le four s’est avéré utilisable pour des cuissons nécessitant une chauffe soutenue.

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Entretien (2003)



L’année écoulée a permis de tester la longévité de la structure du four, en raison d’une utilisation régulière lors des réunions sur le chantier et animations. L’enduisage externe a été refait à plusieurs reprises dans l’année, afin de colmater les petites brèches nuisant à la bonne chauffe du four. Un nouvel enduisage de toute la voûte interne, qui avait été négligée dans l’année, a été entrepris durant l’été 2003 par la personne qui avait procédé au premier enduisage (l’ouverture réduite de la bouche ne permet pas un accès facile pour tous, et de plus cette opération étant assez délicate, elle nécessitait une personne qualifiée). Les piédroits ont été reconstruits, car l’un deux s’était effondré en raison d’une chauffe trop proche de la bouche d’entrée, ce qui les avaient fragilisé. Ces réfections ont reflété un four en bon état de marche, mais qui nécessite un entretien fréquent.


Chauffe du four