Château d'Orville
Château d'Orville
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La guerre de Cent-Ans

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Le renforcement des défenses du château



Restitution graphique de l’élévation de la tour porte
vue de face.


Une autorisation donnée par le roi Charles VI le cinq juillet 1385 à Robert d’Aunay possesseur du château d‘Orville depuis 1374 "de fortifier de murs et de fossés sa maison d’Orville" nous met sur la piste de constructions ou de réfections dans le dernier quart du XIVe siècle. L’étude architecturale des vestiges de la tourporte pourrait-être reliée à cette campagne de travaux : L’importance de cette construction (20 mètres de haut) est à la mesure de la nécessité de défense de cette partie du château (la plaine surplombe au nord) et symbolise la puissance du seigneur qui la possède.
Les premières mentions de carrière d’Orville, en 1400 et 1405 sont peut-êtres consécutives à cette campagne de construction.

La muraille à contrefort qui vient doubler la courtine côté sud pourrait faire songer à un aménagement postérieur à la courtine destinée à renforcer celle-ci à une époque où les progrès de la poliorcétique (technique de siège des villes) et de l’artillerie rendent caduque les fortifications anciennes.

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Le siège de 1438



Vue de face de la pile du pont-levis
et de la base de la tour porte en arrière plan.


Les traces du siège sont très nettement perceptibles au vu de la fouille de la zone du pont-levis.
Les péripéties de la fin de la guerre de Cent-Ans mettent en lumière le rôle joué par le château d’Orville, comme point fortifié au nord de Paris (Chroniques d’Enguerrand de Monstrelet, Journal d’un bourgeois de Paris,) qui passe du parti anglais au parti français en 1435, est repris par les Anglais en 1437 avant d’être définitivement détruit par les Français en 1438 (hypothèse d'un effondrement lié à un travail de sape) afin d'empêcher les Anglais de s'y réinstaller.