Château d'Orville
Château d'Orville
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Fouilles Programmées

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2003


Les différents secteurs ouverts en 2002 ont été poursuivis et élargis.

Sur la plate-forme : le tracé de la courtine du XIIIe s. a été complété avec la mise en évidence d’une tour à gorge ouverte, principal dispositif défensif qui domine le secteur marécageux côté sud.
L’angle sud-est de la fortification, reconstruit au XIVe siècle est maintenant mieux perçu : il s’inscrit dans la continuité de la vaste muraille à contreforts située en contrebas de la butte. Il permet de mieux saisir l’ampleur des remaniements effectués à cette époque face une zone marécageuse en proie à des phénomènes de colluvionnement limoneux.
Des aménagements antérieurs (large murs en grès) remontant probablement au haut Moyen Age ont également été observés, de même qu’une partie du corps de logis médiéval partiellement bouleversés par des carrières. Entre le corps de logis et la courtine, des niveaux de circulations recouvrent directement les structures du haut Moyen Age, encore nombreuses dans ce secteur.

La fouille des fossés de la tour-porte, côté nord-ouest, s’est poursuivie avec l’exploration d’un large tronçon jusqu’au niveau aquifère du fond des douves.
L’étude architecturale de la tour porte à partir des cônes d’effondrement incendiés de pierre de taille, moellons, tuiles et éléments métalliques a nettement progressé avec près de six cents blocs taillés exhumés.

La campagne d’archéologie expérimentale débutée en 2002 en coordination avec le PCR sur l’habitat du haut Moyen Age en île de France s’est poursuivie avec la reconstitution d’un grenier carolingien dont les trous de poteaux avaient été découverts sur le site.

Enfin, l’étude géomorphologique de la vallée s’est poursuivie (JF. Pastre, CNRS) avec de nouveaux carottages réalisés face au château et dans le vivier médiéval situé en aval.
Ces différentes orientations seront poursuivies en 2004.