Château d'Orville
Château d'Orville
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Fouilles Programmées

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2005




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Le secteur du pont-levis


La fouille du fond de fossé au droit de la pile du pont-levis a été facilitée par la baisse de la nappe phréatique. Les derniers blocs issus de l’effondrement de la tour porte ont été extraits sur ce secteur et les niveaux d’utilisation des douves ont été fouillés, avec un petit mobilier abondant (accessoires vestimentaires, méreaux). Le dégagement du fond de fossé et des parois a mis en évidence de nombreuses traces d’exploitation du banc calcaire Lutécien, le recreusement des douves formant une carrière à ciel ouvert. Les traces de transports de blocs étaient nettement visibles sous la forme d’ornières bien marquées.
De l’autre côté de la pile, la fouille de la couche d’effondrement de la tour a été poursuivie, et a encore livré d’autres éléments du pont-levis (bois carbonisé et pièces métalliques).

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Découverte d’une autre porte.


L’ouvrage fortifié, découvert en 2004 a pu faire l’objet d’une première interprétation architecturale. Celle ci s’appuie sur l’analyse lapidaire des éléments en place, mais aussi sur les nombreux blocs découverts effondrés dans les fossés, selon le même mode de destruction que celui observé sur le secteur du pont-levis.
Il s’agit d’une porte monumentale s’appuyant sur ou ouvrage plus ancien et flanquée d’une échauguette. Le chemin découvert en 2004 dans la cour du château se dirige d’ailleurs vers celle-ci.
L’analyse architecturale et notamment les nombreuses marques lapidaires ont permis d’affiner notre connaissance des différentes phases du chantier tandis que de nouvelles informations issues des recherches en archives nous rendent plus lisible le contexte de re-fortification du château à la fin de la guerre de Cent ans et celui de sa destruction.


Porte sud-est du Château d’Orville : premières hypothèses de restitution
(Dessin : I. Caillot)


Enfin, la poursuite de la fouille dans l’angle sud-est de la plate-forme a permis le dégagement partiel d’un bâtiment carolingien sur solin de pierres( IX-Xe s.) antérieur au premier édifice seigneurial matérialisé par de larges fondations en grès.

La fontaine monumentale découverte en 2000 a fait l’objet de nouvelles investigations, avec le dégagement de son abside sur laquelle une plaque armoriée a été découverte.
Cet ouvrage a été recouvert d’un épais colluvionnement limoneux a mettre en relation avec la période de péjoration climatique de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle. Ce dernier épisode clôt une épaisse stratigraphie qui fait l’objet d’une étude géomorphologique associée à la fouille programmée.